Capsecur Conseil

questions/réponses

Pourquoi parlez-vous de concept et non de méthode ?

Parce que StiMCore™ ne se résume pas par la pratique de 5 exercices au quotidien. Deux années d’expérimentation in vivo, nous ont permis clairement d’observer que pour tenter d’intégrer durablement dans une entreprise, ce que nous qualifions « d’hygiène physique de base » et prétendre obtenir un quelconque résultat en retour, l’entreprise et son encadrement doivent effectuer un travail structuré sur : l’organisation du métier et des équipes, la communication, le contexte de production, la gestion du temps, les relations humaines.
A ce titre, StiMCore™ impose un travail structuré et global, on ne peut pas envisager cela dans une méthode à proprement parlé !

Malgré tout, peut-on parler du bon geste ou de la bonne Méthode de préparation physique pour l'entreprise ?

Il nous paraît simpliste et dangereux de croire qu’il pourrait exister un geste ou une méthode « miracle » garantissant la prévention des risques liés à l’activité physique professionnelle. Les mécanismes complexes de ces pathologies ainsi que les capacités d’intégration d’une préparation physique par l’entreprise imposent des conditions telles qu’elles nous obligent à garder la tête froide en ce qui concerne l’impact direct de ce type de prévention. A notre avis, le débat ne doit pas avoir lieu au niveau du type d’exercices à adopter mais bien au niveau du « comment » accompagner une entreprise dans le développement d’une culture du travail préventive.

Quels sont les objectifs du concept StiMCore™ ?

Les objectifs poursuivis sont premièrement, d’intégrer une hygiène physique dans le métier de chacun afin de stimuler la vigilance des individus en ce qui concerne leur comportement moteur pour prévenir des Troubles Musculo-Squelettiques et deuxièmement, développer un management participatif de la prévention sécurité.

Existe t-il des données relatives à la préparation physique comme moyen de réduire les pathologies de type TMS ?

A cette question, on doit répondre par l’affirmative mais il est clair qu’il n’existe que peu de données disponibles à ce jour car les difficultés techniques qui caractérisent la mise en place au sein d’entreprises, d’une « quelconque méthode » de préparation physique et ce, à des fins expérimentales, sont de tailles.

Est-il vrai que la littérature conteste l'efficacité d'exercices physiques comme moyen de réduire les pathologies de type TMS ?

Oui et non, on trouve dans la littérature francophone et Anglo-Saxonne des articles datant parfois des années 80 qui soulignent l’impact significatif d’une approche multiaxiale, incluant une méthode de préparation physique. Ce que les articles contestent, c’est l’efficacité d’une quelconque méthode de prévention dans un contexte d’action unique. Il n’est plus à prouver que ces nombreuses pathologies liées à l’activité physique au travail ont toutes un aspect multifactoriel (biomécanique, socio psychologique et organisationnel).

Que doit-on penser des facteurs organisationnels et psychosociaux ? Représentent-ils vraiment l'approche la plus efficace ?

On ne doit en penser que du bien! Cependant, le problème qui se présente aux entreprises et à leur encadrement n’est pas de connaître les paramètres sur lesquels travailler, mais bien sur le « comment» y parvenir globalement sans déstabiliser le cœur même du métier. De nouveau, quelle que soit la méthode ou l’approche, le résultat désiré ne donne pas la recette pour y parvenir, ce qui fait de la prévention un domaine encore trop complexe ou seule l’arrivée est une donnée connue.

Concrêtement le concept StiMCore™ c'est quoi ?

Le concept StiMCore™ se caractérise en réalité par 3 moyens que sont :
- Une stratégie de préparation physique,
- Une méthode de transmission du savoir-faire,
- Une méthode structurée d’accompagnement au changement.

Qu'elle est l'intérêt de former du personnel en interne ?

Pour permettre à l’hygiène physique minimale d’avoir un impact sur les individus et leurs comportements, pour permettre ensuite d’exploiter cet outil comme un vrai levier de management de la prévention et du changement de culture, il est essentiel que StiMCore™ fasse partie intégrante du métier de chacun. Pour y parvenir, il paraît incontournable que l’outil soit géré par l’entreprise et donc par ses salariés.

Qui peut devenir animateur StiMCore™ ?

La prévention étant l’affaire de chacun, à notre avis, il est vraisemblable que la majorité d’entre nous soient capables de revêtir le manteau d’animateur de préparation aux contraintes. Cependant, pour faire de cette hygiène physique intégrée un outil de management de la prévention, il est clair que l’implication de l’encadrement à titre d’exemple est une condition incontournable. Si tous peuvent devenir animateurs StiMCore™, tous seront formés aux règles nécessaires pour que la pratique d’une hygiène physique minimale reste simple et sans risque.

Combien de temps faut-il pour former un animateur StiMCore™ ?

La formation d’animateur n’est pas réellement une étape isolée car elle est intégrée dans le processus d’accompagnement de l’entreprise qui se caractérise notamment par l’analyse de faisabilité, l’assistance à la sélection, à l’organisation ou encore la mise en pratique sur le terrain. Cependant, la formation d’animateur à elle seule varie de 16 à 24 heures en fonction de la stratégie nécessaire. En conclusion, la mise en place de l’outil se fait très vite avec une moyenne d’un mois de délai !

Y a-t'il des risques pour les sujets qui pratiquent des exercices physiques à titre d'hygiène au travail ?

La pratique d’une activité physique (même à caractère préventif) n'est pas sans risque. C’est pourquoi, la mise en place d’une hygiène physique doit comme le préconise l’INRS se faire en accord avec la médecine du travail. Ce que nous faisons systématiquement. Dans ce contexte, et en cas de doute concernant les aptitudes physiques d’un individu à suivre un programme, l’animateur StiMCore™ est formé à inviter la personne en question à communiquer avec son responsable hiérarchique et/ou le médecin du travail de l’entreprise.

Quel est le plus gros risque d'échec ?

Bien entendu avoir mal évalué les capacités d’intégration de l’entreprise, avoir choisi une mauvaise stratégie de mise en place ou de communication sont des causes potentielles d’échec. Comme dans toute situation professionnelle, c’est l’implication du management qui reste la clé de voûte et ce, à tous les niveaux. Il est essentiel de faire comprendre à chacun que nous sommes tous acteurs de notre prévention et que nous ne pouvons pas indéfiniment attendre une solution des autres. Les actes comptant plus que les mots, l’exemplarité ne peut pas se passer de l’encadrement !

Quels types de résultats peut-on attendre d'un tel investissement ?

Les résultats généralement observés par l’ensemble des parties se situent au niveau de la cohésion d’équipe, l’ambiance ou l’organisation du travail ainsi qu’au niveau des taux d’absentéisme, d’Accidents du Travail et de l’impact direct ou non sur certaines affections chroniques. A nouveau, fort des informations qui concernent le sujet, nous pouvons affirmer que c’est l’approche multi axiale qu’offre notamment le concept StiMCore™ ainsi que la qualité d’intégration par l’entreprise, qui confère à une telle approche ce type d’efficacité.

Que penser de l'apparition d'une offre grandissante sur le marché ?

Depuis deux ans, nous pouvons observer l'apparition croissante de sociétés de service proposant la pratique d'exercices physiques aux entreprises. Cette évolution démontre que ce type d'action préventive n'est plus un phénomène isolé qui ne s'adressait qu'à quelques industries ou activités novatrices mais bien une prise de conscience qui se généralise.

Peut-on parler de concurrence ?

A ce stade précoce du développement de ce type d'outil de prévention, la question n'est pas de savoir s'il existe des différences entre les services proposés par des sociétés concurrentes, mais plutôt de s'interroger sur le degré de garanties qu'offre chaque prestataire en ce qui concerne le risque de s'éloigner de la normalité. Nos différents échanges avec de nombreux médecins du travail ainsi qu'avec les spécialistes de l'INRS soulignent le fait qu'il n'existe ni de référence en la matière, ni de réglementation et que cette situation peut engendrer des dérives importantes. Ceci explique les nombreuses réticences des organismes officiels.

Quelles peuvent être les principales dérives provenant de la mise en place d'exercices physique en entreprise ?

La première dérive serrait de focaliser l'attention des entreprises utilisatrices sur les exercices physiques en tant que tels. Il est évident pour chacun d'entre nous que le temps imparti aux exercices et la complexité des phénomènes physiologiques font que les exercices physiques jouent un rôle minime dans cette méthode de prévention. Toute société de service dite spécialisée qui orienterait le dialogue sur ce point risque de détourner l'entreprise utilisatrice du vrai débat qu'est la culture du management de la santé.

Le deuxième point à prendre en considération est le risque de confusion qui peut apparaître entre les notions de prévention et de thérapie et les conséquences qui en découlent.

La loi en France est très claire sur ce point. Si les entreprises sont dans l'obligation de mettre tout en œuvre pour éviter le besoin de traitements par le biais de moyens de prévention, elles ne peuvent en aucun cas développer des moyens thérapeutiques en dehors des situations d'urgence, sous peine « d'exercice illégal de guérir ».
En effet, le traitement de toute blessure ou maladie professionnelle doit s'effectuer en dehors du travail par des professionnels de santé qui sont eux-mêmes soumis à des règles très précises telles que l'obligation du diagnostic et la prescription médicale.

Il serait sans doute intéressant de développer des exercices physiques à caractère thérapeutique qui traiteraient les conséquences de « d'outils de travail mal adaptés » ou de « mauvais gestes », mais la loi et la médecine du travail ne sont pas de cet avis.

En conclusion, la pratique d'exercices physiques peut avoir comme second objectif d'éveiller la conscience du corps ou de développer un bien être chez le salarié, ceci n'enlève évidemment pas l'obligation de travailler sur l'aménagement des postes de travail et les activités à risques.

Est-il préférable de travailler avec des prestataires faisant appels à des professionnels de la santé comme consultants ?

Cela reste à démontrer car il sera alors capital que les professionnels de la santé (comme les kinésithérapeutes par exemple) démontrent clairement le respect du code de déontologie qui s'applique à leur profession. Il paraît très difficile de pouvoir se positionner sur les deux plans que sont les exercices de prévention et le soulagement thérapeutique, sans violer les lois de la déontologie pouvant entraîner des dérives allant de l'exercice illégal de guérir au détournement de patients ou à l'acte de publicité.
Bien entendu, des actions isolées et occasionnelles restent possibles et ce, sans déclencher de problématique. Par contre ces interventions ponctuelles enlèvent toute la dimension de culture du travail au sein d'une entreprise ou d'un Groupe, et du coup l'atteinte des objectifs à grande échelle.

En qualité de professionnel de la santé, notre kinésithérapeute co-auteur avec l'équipe médicale américaine de StiMCore™, n'exerce plus en France depuis qu'il s'occupe de prévention, pour les raisons citées ci-dessus.
Par ailleurs, les instructeurs StiMCore™ de Capsecur Conseil, sont tous des animateurs spécialisés en prévention des risques (Chargés de Prévention ou Ingénieurs Santé et Sécurité au Travail) et non pas des professionnels de la santé. A notre avis, ce sont des professionnels comme eux qui doivent jouer le rôle de relais entre le monde de la santé et le monde de l'entreprise pour qu'il soit toujours question de prévention !

Quels sont les avantages et les faiblesses du développement purement interne de la pratique physique au sein d'une structure ?

Bien qu'en finalité, les méthodes doivent être intégrées et gérées en interne pour atteindre une efficacité réelle, certaines structures choisissent de développer seule en interne tout le concept et ce, sans faire appel à un prestataire spécialisé en la matière.
L'avantage premier et presque unique pourrait être le contrôle du coût de l'opération. Par contre le danger principal de ce genre de démarche reste le manque total d'expérience, ce qui engendre deux conséquences de taille :

Premièrement, le temps très conséquent sur de nombreux mois voire années (et donc des coûts induits) à consacrer pour acquérir un « savoir-faire », organiser la remontée d'informations et finalement permettre le déploiement au niveau d'autres secteurs ou d'autres établissements de la société.

Deuxièmement, la possibilité d'échec des pilotes expérimentaux qui risque de mettre un terme à toute envie de retenter l'expérience et de frustrer le personnel.

Faut-il mettre en œuvre des exercices physiques spécifiques aux gestes et postures de travail des métiers concernés ?

Le "sur mesure" dans le but de respecter au mieux la capacité d'intégration de l'entreprise ainsi que de rester convaincant auprès des salariés demeure une nécessite incontournable. 
C’est pourquoi nous procédons systématiquement à une évaluation et à un audit de terrain du contexte de travail : quel métier concerné, quelles postures, quels gestes, quelles zones articulaires sollicitées. Cette évaluation permet ensuite à nos spécialistes de développer les programmes les plus adaptés aux réalités rencontrées par le personnel de l’entreprise. Cependant, "programmes spécifiques" ne sous-entend pas le développement de programmes "individuels". Ceux-ci pourraient très vite rencontrer des limites à ne pas franchir telles que, l’exercice illegal de la medicine, l’ampleur de la mise en place auprès de fonctions diverses, etc. Nos programmes ciblent au mieux les zones articulaires concernées par l’activité professionnelle tout en restant à la portée de tous et peuvent être déployés dans l'ensemble de l'entreprise dans un laps de temps raisonnable sans aucun
 problème d'ordre légal.

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